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Le basculement du Congrès américain aux mains des démocrates lors des élections de mi-mandat du 3 novembre 2026 pourrait inciter certains décideurs à relâcher leur vigilance face à l'hégémonie technologique américaine. Ce serait une erreur stratégique majeure.
Un risque structurel, jamais partisan
D'abord, Donald Trump demeure à la Maison-Blanche jusqu'au terme de son mandat, prévu lors de la prochaine élection présidentielle du 7 novembre 2028 (avec passation des pouvoirs en janvier 2029). Mais surtout, l'histoire rappelle que la surveillance de masse et l'extraterritorialité ne dépendent pas de la couleur politique à Washington. C'est sous l'administration démocrate de Barack Obama qu'Edward Snowden a révélé le programme PRISM, l'écoute du téléphone de chanceliers alliés comme Angela Merkel ou encore l'espionnage économique coordonné mené en sol canadien lors du sommet du G20 de Toronto en 2010.
La dépendance numérique est un risque structurel, jamais partisan.
Investir dans notre autonomie numérique
Pour briser ce verrouillage technologique, le palier fédéral canadien doit engager des investissements stratégiques : par exemple le déploiement de câbles sous-marins sous contrôle souverain et la sortie progressive des suites bureautiques propriétaires dans la fonction publique, à l'image du déploiement de « LaSuite » par l'État français auprès de plus de 500 000 agents publics.
Cinq recommandations pour le Québec
Au niveau provincial, l'organisme Données Souveraines Québec (DSQ) trace la voie dans sa feuille de route 2026 à travers cinq recommandations clés :
- Structurer l'offre via un cadre de référence rigoureux définissant la souveraineté numérique et un processus de labellisation vérifié par des auditeurs indépendants pour écarter le sovereignty-washing.
- Catalyser la demande en instaurant un crédit d'impôt remboursable pour amortir la transition vers des solutions labellisées.
- Faire de l'État un acheteur modèle en adaptant les appels d'offres publics afin de favoriser les solutions souveraines, les logiciels libres et les plans de réversibilité.
- Développer une culture et les compétences indispensables pour former les talents, sensibiliser la société et protéger nos patrimoines culturels.
- Développer une IA souveraine, frugale et écoresponsable, favorisant des architectures compactes adaptées aux contraintes énergétiques québécoises plutôt que les méga-modèles étrangers.
La souveraineté numérique ne se négocie pas au rythme des cycles électoraux étrangers : elle se bâtit chez nous.
Sources et références
- Surveillance PRISM et écoutes d'alliés : Wikipedia — PRISM, BBC News et révélations CBC News (G20).
- Transition bureautique publique : LaSuite numérique interministérielle (DINUM).
- Recommandations québécoises : Feuille de route pour la souveraineté numérique du Québec (Données Souveraines Québec, 2026).
À propos de l'auteur : Florian Strich, conseiller en données et en protection de la vie privée.
Note : Cet article a été rédigé avec l'assistance d'une intelligence artificielle, puis intégralement vérifié, sourcé, corrigé et validé par mes soins.